C’était l’un des groupes de musique folklorique les plus attendus. L’édition 2025 a accueilli le groupe Zi-Pang, dont les musiciens sont spécialistes du tambour japonais nommé taïko. Rencontre avec Luke Takahashi, l’un des membres du groupe, et leur accompagnatrice ambertoise, Mila, au détour de la place Saint-Jean d’Ambert.
INTERVIEW DE LUKE TAKAHASHI
Musicien japonais du groupe Zi-Pang
Depuis combien de temps joues-tu ?
Je joue du taïko depuis 15 ans. L’instrument qu’on a amené ici,c’est plus précisément l’OkeTaiko. « Oke » désigne le fût dans lequel le vin traditionnel japonais vieillit. C’est donc un fût en lattes et des peaux tendues par des cordages.
Quel est le morceau que tu préfères jouer ?
C’est celui qui s’appelle« Kizashi ». Il m’évoque la nature. Je m’imagine les rayons du soleil dans la forêt. C’est la chanson que l’on joue en dernier. Globalement, on s’inspire beaucoup de la nature quand on joue.
Comment se passe votre venue au World Festival Ambert jusqu’à présent ?
C’est vraiment génial. Ce que j’adore, c’est découvrir ces différents lieux, à la fois sur le festival et dans la ville. On a la possibilité d’échanger avec les habitants locaux et c’est le plus important pour moi.


Dans les pas de Mila, accompagnatrice du groupe japonais
Les accompagnateurs et accompagnatrices des groupes folkloriques de la programmation ont un rôle clé. Gestion du timing, guidage dans la ville, traduction… Ils et elles sont le repère des artistes internationaux. Portrait de l’une d’entre eux, Mila, qui a guidé le groupe japonais pendant toute leur semaine à Ambert.
La première fois qu’on lui a proposé d’être bénévole sur le World Festival Ambert, Mila n’imaginait pas créer des liens si forts avec les groupes qu’elle a accompagnés. Elle rencontre des personnes et découvre de nouvelles cultures. « En 2024, je me suis très bien entendue avec le groupe d’Argentine. Devant l’internat, à 3 heures du matin, je leur ai appris le Madison et ils m’ont appris la salsa ! ».
Au-delà de ces rencontres, son expérience au festival lui permet d’affiner son projet professionnel et de découvrir les coulisses de l’événementiel. « J’ai candidaté pour être guide d’étudiants américains en « Summer camp » en France. On m’a embauchée parce que j’ai été deux fois accompagnatrice pour le festival ! », assure-t-elle. Très vite, Mila jette un œil sur sa montre (un réflexe de guide), et doit partir : le groupe est attendu au festival du Volcan de Montpeloux le soir-même. Elle ouvre la marche, suivie par les musiciens japonais de ZI-PANG, comme depuis le début de la semaine.
